Qui suis-je ?

  • : Le Monde Fabuleux de Lili
  • : C'est banal c'est mon petit monde, ce que j'aime, ce que je n'aime pas et ce que je voudrais comprendre...

bribes de Lili

Qui suis je ?

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   Je pense...

"Contrairement à ce qu'on peut penser , un simple regard peut percer le fond des puits et nous sauver"
Hafid Aggoune


  
Je lis...

Baudelaire


 
  

  

 




 

 

J'essaie

Jeudi 1 mai 2008

Ma fille m'épate. Son vocabulaire me laisse parfois sans voix...


Lalie : "Maman il est à quoi ce fromage ?"
Lili :
au basilic ma puce
Lalie :
Mais maman tu dis n'importe quoi une basilique c'est une église !!



"Je suis extenuée ce soir, je vais aller me coucher..."


"Je ne suis pas d'accord avec tes propos"


" Maman, peux tu m'expliquer comment les ondes font pour sortir du poste radio ?"


...Bon ok elle dit aussi " faut qu'on pète le glaude" mais quand même! où va t'elle chercher tout cela ?








 



 

 

par Lili publié dans : Les perles de Lalie
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Mercredi 30 avril 2008





Voilà un livre fondateur, où se résument les contradictions vibrantes des héritages différents de l'Afrique contemporaine : héritages socio-culturels liés à l'importance des clans et des familles, héritages spirituels catholiques ou musulmans, apports scientifiques, techniques, politiques, des traditions occidentales. Adapté à la télévision (en un temps où Hervé Bourges dirigeait TF1), édité et réédité, le grand livre de Cheikh Hamidou Kane, L'Aventure ambiguë, est peut-être la conciliation la plus réussie de l'écriture romanesque classique et de la pensée philosophique et mystique de l'Afrique occidentale, dans une prose française parfaitement équilibrée, juste et belle, qui ne s'interdit pas de prendre des accents poétiques. L'éducation et la formation de Samba Diallo seront doubles : traditionnelles d'abord, sous la férule religieuse du Maître des Diallobé et l'autorité de la Grande Royale, véritable chef de famille ; occidentales ensuite, par la fréquentation de " l'école étrangère " et les études supérieures parisiennes. Comment conjuguer l'identité peule, toute cette mémoire de sagesse et de rigueur héritée de générations de Diallobé et l'efficacité cartésienne de la civilisation des colons ? Est-ce seulement possible ? Le déchirement intérieur de Samba Diallo, peut-il en faire profiter son peuple ? Peut-il seulement en profiter lui-même ? L'écrivain est un peu dubitatif, irrésolu, et c'est pourquoi l'aventure reste " ambiguë ". Car telle est la subtile et belle dialectique du métissage, dont Cheikh Hamidou Kane montre bien la complexité, et peut-être l'impossible synthèse : le grand écart entre deux modes de pensée peut-il se réduire, pour éviter l'incompréhension, les dangers, toujours présents, de la folie ? Il n'offre pas de réponse : par son écriture de la douleur et de l'exil intérieur, ce grand écrivain sénégalais est un peu l'anti- Senghor, apôtre impeccable d'une culture francophone qui joue un rôle de passerelle entre Afrique et Occident. Mais comme celle de Senghor, son œuvre est aussi, par la langue, une célébration affectueuse d'une mémoire noire pétrie de très anciennes valeurs, et toujours imprégnée des couleurs, des saveurs, des senteurs généreuses d'une terre excessive, où l'existence est comme plus dense…-- Khaled Elraz -- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
par Lili publié dans : Poésies & lectures communauté : Interlignes
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Mercredi 30 avril 2008
par Lili publié dans : Musique-danse communauté : Arts
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Mardi 29 avril 2008

...j'étais sur MSN en train de papoter avec ma Nadou quand je recois ce mail de Mr B******
Mr B***** c'est mon banquier, enfin non pas MON banquier mais celui de la société pour laquelle je travaille...ces derniers temps pour des raisons strictement professionnelles, je suis amenée à le rencontrer régulièrement. La semaine dernière, tandis que je sors de rendez vous avec lui, je me connecte de suite sur MSN pour en discuter avec Nadou. Il vient de m'inviter à diner ! Certes c'est un bel homme mais...
Bref...je lui réponds " Ca risque de faire juste dans la mesure où ma fille doit être couchée pour 20 heures...." façon débile de lui faire comprendre que je ne suis pas interessée...il rougit, nous en restons là, poignée de main. au revoir. Je vérifies tout de même s'il porte une alliance ( quoi ? réflexe c'est tout !!!)

Ce matin un mail "objet : personnel" ; je tarde à l'ouvrir...ne pensant tout de même pas qu'après ma froideur il reviendrait à la charge. Eh bien si !  alors par respect non je ne vais pas dévoiler le contenu du mail. Mais c'est assez déconcertant de savoir que l'on puisse troubler une personne...il ne me connait pas, c'est tout de même incongru. Il est bel homme, les femmes doivent certainement le solliciter assez souvent...je ne comprends pas.

 

par Lili publié dans : J'vous raconte ma vie...
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Mardi 29 avril 2008
Je ne pouvais pas ne pas vous parler du radeau de la Méduse...chaque fois que je vais au Louvre je me rue au département peintures Francaises, 2ème étage, salle 33 tout au fond à droite il y a...

Le Radeau de la Méduse (1818-1819) : Théodore Géricault
Image:Théodore Géricault - Le Radeau de la Méduse.jpg

Architecture du tableau :
le tableau ne comporte aucune symétrie ; il présente beaucoup de désordre volontaire qui s’apparente au thème, et plusieurs lignes de force, dont une principale, deux plans (au premier plan, le radeau et au deuxième, le paysage), c'est une structure pyramidale sur une base instable (la mer).

Le regard est entraîné par la ligne ascendante qui part du cadavre en bas à gauche, dont les jambes pendent en dehors du radeau, pour aboutir au marin dressé à droite et qui agite un linge en direction du navire salvateur. Le mouvement représenté est tout à fait logique, car il correspond à la réalité du fait divers historique : les quinze rescapés du radeau de la Méduse sont en effet récupérés par un navire, l’Argus. Le sens ascendant de la ligne marque une succession dans les sentiments qu’éprouvent les naufragés, du désespoir à l’espoir (même les nuages fort sombres, les couleurs et la lumière sur les cotés et au second plan renforcent cette idée de salut). Ce symbole est encore accentué par la gestuelle et les positions des individus du radeau. Le mouvement est également classique, car il correspond à notre regard occidental, à notre système de lecture de gauche à droite.

Au fur et à mesure de la conception de son tableau, Géricault a diminué progressivement la taille du bateau salvateur dans son tableau, pour n’en faire finalement qu’un tout petit point à peine suggéré, rendant le salut des hommes en détresse incertain. De plus, si l’on observe les voiles du radeau, on remarque qu’elles sont gonflées par un vent qui pousse ledit radeau vers la gauche, c'est-à-dire à l’opposé de l’Argus, dans le sens contraire de la lecture et, plus symboliquement, vers la mort. Ce « contre-mouvement » a aussi un effet inverse à celui décrit ci-dessus, et équilibre les forces en présence dans la scène.

Réalisme
 :
Géricault a, avant de peindre cette toile, mené une véritable enquête sur le naufage de "la Méduse", réunissant tous les éléments pour créer un tableau réaliste. Cependant il ne l'exécuta pas. En effet, le Noir au sommet de l'échaffaudage présente un dos musclé, alors qu'après 12 jours de famine, les os deviennent saillants et les muscles fondent. De même, les cadavres ont une peau pâle quelque peu idéalisée, et ils ne présentent pas les marques violettes de la décomposition. Chaque personnage est bien coiffé et rasé de près. Quant à la réalité contextuelle, elle n'est pas représentée : le jour où les naufragés furent retrouvés, la mer était calme, le ciel dégagé. Cependant Géricault aurait eu du mal à insuffler cette tension et ce désespoir en figurant une mer belle et un ciel bleu, aussi a-t-il transformé la réalité, montrant une mer agitée et un ciel tourmenté et sombre. Le peintre ne cherche pas à peindre la réalité, il est en quête de monumentalité, il veut transformer son tableau de fait divers en un tableau d'Histoire, le genre le plus prestigieux au XIXe siècle.

Mouvement ou immobilité :
la toile représente un moment assez agité. En effet, la scène représentée, inspirée d’un fait divers de l’époque, se déroule en mer, le radeau étant ballotté par les flots violents, les naufragés criant à l’aide afin qu’un navire vienne les secourir, les uns pleurant la mort d’un proche, les autres agonisant. Le moment précis de l’épisode est proche du dénouement de la tragédie alors que les survivants aperçoivent l'Argus. Le tableau conte ainsi, par toutes ces expressions de peur, d’angoisse, d’agonie ou encore d’espoir que l’on peut lire sur les visages si réalistes des personnages, l’histoire autour de laquelle tourne la toile de Géricault.

Géricault a soigneusement préparé la réalisation du Radeau de la Méduse et il en espérait beaucoup au Salon de 1819. L’artiste demanda même au charpentier de la Méduse, qui comptait parmi les survivants, de reconstituer le radeau. Il fit également des croquis de cadavres, et envisagea même que trois des survivants qui avaient publié un récit de leur aventure (le charpentier, l’ingénieur Corréard et le médecin Savigny) servent de modèles afin d’être le plus réaliste possible.

Analyse sémantique du tableau

Géricault commencera son tableau pendant les retentissements provoqués par les révélations des survivants. Pour fixer l'errance des damnés du radeau de la Méduse il a choisi un moment proche du dénouement de la tragédie alors que les survivants aperçoivent l'Argus. L’œuvre est en fait au cœur de tensions sociales, politiques et artistiques auxquelles Géricault participe mais qu’il subit aussi, il s'agit donc d'une prise de position contre l’État monarchiste, qui a voulu étouffer l'affaire.

Le naufrage de la Méduse peut être symboliquement vu comme l’image d’une époque, celle de l’Empire. On peut également y voir une représentation de l’entrée de l’actualité et du sensationnel dans la peinture.

Autre élément à noter, c'est un homme noir qui se tient à l'avant du radeau et fait signe au navire qui va sauver les naufragés. L'image est tout autant symbolique que politique.

L’artiste a réalisé ce tableau pour montrer ses talents, afin de se faire connaître du grand public, et c’est pourquoi il le présenta au Salon de 1819, où il fait sensation et manifeste l’émergence de la jeune école de peinture romantique.

C’est Eugène Delacroix qui a posé comme modèle pour le jeune homme au centre, dans le bas, le bras gauche sur une poutre. Plusieurs personnages du tableau portent des bandages enroulé autour des pieds. En effet, une étude du tableau aux rayons X a révélé que Géricault avait tenté de leur dessiner des pieds, en pure perte...


par Lili publié dans : Peintures et sculptures communauté : Arts
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Lundi 28 avril 2008
par Lili publié dans : Mes petits bonheurs
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Lundi 28 avril 2008
Voilà notre petit week end à Paris entre femmes est terminé.
Il fût magique. simplement magique. Le soleil, Paris, les amies tout y était. Il tombait à pic ce week end étant donné mon état de fatigue avancé. Certes il ne fut pas reposant mais il fut rempli de rires, de joies, de larmes, de découvertes, de complicité, de futilités aussi.

Nous les femmes ...
Nous sommes des nanas c'est sûr ! alors nos conversations ressemblent parfois à des réunions de pintades complètement hystériques mais que c'est bon ! tout y passe hein, du dernier top acheté aux pratiques sexuelles...des problèmes de couple aux enfants, de nos goûts littéraires à nos ambitions professionnelles. Nos doutes, nos envies, nos espoirs, nos désillusions, nos frustrations, les confidences ont été riches . Nous avons pleuré, rit, joué, découvert ensemble...

Paris et ses découvertes...
Quand je vais à Paris je vais souvent aux mêmes endroits...La place du tertre ( pas besoin de préciser pourquoi !) , le Louvre, Pigalle et son moulin rouge, les Jardins du Luxembourg, la Sorbonne sont mes endroits favoris...je regrette juste de ne pas avoir eu le temps de m'attarder au quartier latin, mais ce n'est que partie remise.
Sur les conseils de Maman Célib, nous sommes allées samedi soir voir une magnifique pièce les Monologues du Pénis de Carlos Concalves au Théâtre de dix heures. je n'avais pas vu les Monlogues du vagin, je ne sais donc pas si cette pièce est une réponse à la première. Mais j'ai découvert ce théâtre avec plaisir, avec émotion et avec bonheur.
Nous avons également assisté à un spectacle de hip hop improvisé par 3 charmants jeunes hommes. Bref un week end enrichissant.


Et les hommes...
Eh oui même si nous n'étions pas accompagnées d'hommes, ils ont été très présents dans nos conversations : nos attentes, nos rencontres, nos déceptions, nos envies. Et je suis même tombée amoureuse ! eh oui 2 fois ! bon ok je sais ca fait beaucoup pour un week end mais regardez...

Voilà le 1er...
Un charmant métisse d'environ 35 ans, élégant et surtout très poli et attentif...Une attitude qui charme, qui envoute













 Et le second...
Alors là c'est un corps, simplement un corps, mais vraiment un corps parfait ! pas trop grand ( oui moi je les aime pas trop grands !) musclé mais pas "gonflé", sexy...Je ne pensais plus pouvoir être en telle admiration façe à un corps...












Morale : si tu existes, toi le  combiné de ces deux hommes ; un corps magnifique dans un esprit bien fait et élégant, voiçi mon numéro de portable : 06.07......hé hé !
par Lili publié dans : J'vous raconte ma vie...
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Dimanche 27 avril 2008
par Lili publié dans : Musique-danse communauté : Arts
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Dimanche 27 avril 2008
j'ai beaucoup apprécié la lecture de cet article de Flamerion à l'occasion de la fête des 150 ans de Baudelaire, j'ai laissé tous les liens si vous voulez en savoir plus.

"Le 23 juin 1857, Charles Baudelaire a 36 ans. Essayiste et journaliste, traducteur de Edgar Allan Poe, amoureux des femmes et méprisé par sa mère, il publie l’oeuvre de sa vie : ‘Les Fleurs du mal’. Un recueil de poèmes sulfureux entré depuis au panthéon de la littérature française, bousculant à jamais les frontières de la poésie.

Elles ont un âge, celui de “l’horloge, dieu sinistre, effrayant impassible, dont le doigt nous menace et nous dit : Souviens-toi !” Mais comment les oublier, elles, les éternelles. Cela fait 150 ans que Baudelaire a posé ces mots extraordinaires, patrimoine florissant de la poésie française. Pourtant le bouquet n’a pas séché, et ses fleurs au soleil de nos yeux n’ont cessé de s’épanouir.
Jamais un recueil de poèmes français n’aura été si populaire. Plus couru que les
‘Paroles’ de Prévert, que ‘Les Yeux d’Elsa’ d’Aragon, ou encore que les ‘Poèmes saturniens’ de Verlaine, les rimes de Baudelaire ont laissé leurs effluves dans toutes les mémoires. Souvenirs d’un apprentissage scolaire laborieux ou d’adolescentes crises de l’âme, ils se raniment instantanément, à peine passée la première hémistiche.


Censure et manigances...

Pourtant ce trésor si cher au coeur de la France n’a pas coulé que des jours heureux. Quelques semaines à peine après la publication du recueil, le 5 juillet 1857, un article du Figaro signé Gustave Bourdin fustige les textes de Baudelaire : “Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du coeur.” Le scandale éclate, attisé par une presse pudibonde choquée par le prosaïsme sordide des poèmes - principalement ceux du chapitre ‘Fleurs du mal’ ; ‘La Destruction’ et ‘Les Métamorphoses du vampire’ en tête. S’ensuit la saisie de l’ouvrage le 17 juillet et un procès qui fera grand bruit, au terme duquel Baudelaire et son éditeur Poulet-Malassis sont condamnés à de symboliques amendes. ‘Les Fleurs du mal’ sont censurées, amputées de six poèmes parmi lesquels ‘Les Bijoux’, ‘Lesbos’ et ‘Femmes damnées’.
Mais ce scandale, Baudelaire l’attendait. Certains de ses poèmes, publiés depuis les années 1840, ont déjà suscité les foudres de la critique. Le nom même qu’il choisit de donner à son recueil - après avoir pensé l’intituler ‘Les Limbes’ ou ‘Les Lesbiennes’ - est une provocation. Il rompt avec le traditionnel schéma qui lie le mal au laid et esquisse d’emblée une vision poétique novatrice qui promet de susciter l’incrédulité et la vindicte. Le ton est donné. Au royaume des fleurs, l’oxymore est roi et les sens esthétiques sont renversés. Le monde entre dans une nouvelle ère, et Baudelaire, dandy irrévérencieux et génie de la rime, signe le prologue de ces temps incertains.

La polémique fait son oeuvre, et la réparation officieuse qui intervient en 1860 sous la forme d’une indemnité littéraire de 500 francs, allouée au livre par le ministère de l’Instruction publique, vient clore le chapitre des récriminations. Marqué par son jugement et son implication en termes de liberté artistique, Baudelaire repense ses ‘Fleurs du mal’, remanie certains textes, et ajoute 32 poèmes aux 94 que la censure n’a pas condamnés. ‘Les Fleurs du mal’ sont l’oeuvre d’une vie, le fruit vénéneux de la carrière du poète. Il en a pensé la répartition et la chronologie comme on construit un roman, avec son prologue, son développement et sa conclusion. Un roman de poèmes qu’il peaufine, qu’il veut le plus vrai et le plus juste, le plus libre aussi, de dire les contradictions et la dualité du monde.


Un souffle de modernité

Au-delà de leur puissance évocatrice, de leur beauté sombre et de leur portée syncrétique, les vers de Baudelaire occupent surtout une place exceptionnelle dans la littérature française. Lassé du lyrisme romantique et du formalisme, Baudelaire balaie les codes qui ont fait la renommée des belles lettres françaises et enfonce la porte d’un modernisme qui ne s’arrêtera plus. Son oeuvre reflète l’industrialisation galopante, elle est intrinsèquement urbaine, loin, très loin de l’esthétique romantique.
Nourris d’une incroyable conscience sociale, ses textes sortent du cadre de la poésie pure. Ils prennent une forme violemment prosaïque pour dire les doutes et les craintes que laissent dans leur sillage les avatars du progrès. De ce maelström violent, le poète extrait un irrépressible sentiment d’angoisse, ce spleen, l’essence du recueil qui par quatre fois donne son nom à un poème. “Je suis comme le roi d’un pays pluvieux, riche, mais impuissant, jeune et pourtant très-vieux...” Baudelaire, précurseur d’une littérature “sociétale”, met en vers ses angoisses personnelles, guidées par une conscience éveillée des incertitudes de son temps - la mort en suspens, comme un dernier vestige, peut-être, d’un romantisme moribond.

Dans une lettre qu’il lui adresse le 13 juillet 1857, Flaubert félicite Baudelaire : “Vous avez trouvé le moyen de rajeunir le romantisme. Ce qui me plaît avant tout dans votre livre, c’est que l’Art y prédomine. Vous êtes résistant comme le marbre et pénétrant comme un brouillard d’Angleterre.” L’art devant, le sentiment derrière. La petite révolution que Baudelaire inflige aux lettres françaises fera vite son chemin, et si à sa mort la condamnation est quasi unanime, ‘Les Fleurs du mal’ trouvent quelques années plus tard, chez les symbolistes, chez Rimbaud et Verlaine, des admirateurs convaincus. A l’aube du XXe siècle, les poèmes de Baudelaire deviennent le symbole de l’affranchissement des codes et celui du renversement des valeurs.


Fête des fleurs

A l’heure de fêter le cent cinquantième anniversaire de la publication du recueil, de nombreuses manifestations et autres clins d’oeil viennent saluer ce fleuron de la poésie française. Les éditions du Chêne publient ‘Les Fleurs du mal illustrées par Matisse’ et Diane de Selliers sort une version agrémentée des toiles de la peinture symboliste et décadente. Deux ouvrages commémoratifs du plus bel effet. L’exposition, titrée ’Auguste Poulet-Malassis et Charles Baudelaire, 150 ans de l’édition des Fleurs du mal’, se tient en l’église des jésuites d’Alençon du 23 juin au 14 octobre. Elle met en relief l’aventure éditoriale conflictuelle et l’amitié des deux hommes. Le 27 juin, Sotheby’s procédera à la vente aux enchères des pièces de la collection Baudelaire de Pierre Leroy. Un trésor comprenant un exemplaire offert par l’auteur à son ami le peintre Eugène Delacroix. A cette occasion, l’édition du 22 juin de ‘Bibliothèque Médicis’, émission présentée par Jean-Pierre Elkabbach sur Public Sénat, sera consacrée au poète. Enfin tout récemment, c’est le couturier Jean-Paul Gaultier qui, à sa façon, s’est approprié le recueil de Baudelaire, en baptisant son nouveau parfum Fleur du mâle. Alors, hommage littéraire ou allusion douteuse ? Amis de la poésie, bonsoir !

“Le poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer ; exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l’empêchent de marcher.” Baudelaire, l’albatros, a survolé son temps, pris sur lui d’incarner le mouvement et tracé les lignes de l’avenir. Il a inscrit les versets d’une oeuvre atypique, exquise et cruelle. Pour toujours, ses poèmes ont le parfum du souffre et la beauté de l’exception. Ils sont ces “rares fleurs mêlant leurs odeurs aux vagues senteurs de l’ambre.” Un parfum enivrant, résolument moderne, qui n’a pas fini de nous tourner la tête. Car au gré des saisons, à l’abri du temps, jamais ne se fanent ‘Les Fleurs du mal’.

Thomas Flamerion

par Lili publié dans : Poésies & lectures communauté : Interlignes
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Samedi 26 avril 2008
Contes pour enfants pas sages
J'aime Prévert...Alors pour le plaisir, et parce que j'ai du mal à avancer dans ma lecture de Kennedy et peut être aussi parce que ce recueil là sera le premier que je lirai aux enfants malades...je me suis replongée dans Contes pour enfants pas sages de Jacques Prévert...

Ce monde surprenant où se cottoient les personnages les  plus invraissemblables : ainsi nous pouvons faire la connaissance de l'autruche qui converse avec notre Petit Poucet, un dromadaire boudeur...

Ces contes sont emplis d'humour mordant et tendre...

Les illustrations d'Elsa Henriquez sont magiques et collent bien à l'imaginaire de Prévert.


La plus belle phrase
Celui-là c'est l'éléphant de mer, mais il n'en sait rien. L'éléphant de mer ou l'escargot de Bourgogne, ça n'a pas de sens pour lui, il se moque de ces choses-là, il ne tient pas 'à être quelqu'un'.


La phrase à retenir
Il y avait une fois des girafes Il y avait beaucoup de girafes. Bientôt il n'y en aura plus C' est monsieur l'homme qui les tue...


Allez grands et petits! à vos livres !

par Lili publié dans : Poésies & lectures communauté : Interlignes
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