Vendredi 18 avril 2008
Et si la négritude était morte avec le  grand Aimé Césaire...

je tenais juste à rendre hommage à ce grand poète, mais aussi politicien au grand coeur. Avec lui un combat est né, un espoir symbolique pour les peuples opprimés .

Figure emblématique des Antilles françaises, et objet d'un véritable culte en Martinique,  Aimé Césaire avait été confronté très jeune à la misère de la population rurale d'une île profondément marquée par deux siècles d'esclavage, qui avait alors le statut de colonie.

Etudiant à Paris dans les années 1930, il avait forgé avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, le concept de la "Négritude", la conscience de l'identité noire, la "fierté d'être nègre" et de revendiquer ses origines africaines.

La "négritude" avait rapidement débordé le cadre des seuls intellectuels français pour se répandre dans les pays colonisés, en Afrique, dans les Caraïbes, et au delà chez les militants noirs américains en lutte pour les droits civiques. Son message avait dès lors pris un caractère universel, notamment après la publication de son "Discours sur le colonialisme" (1950), cri de révolte contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité".

De tous les combats contre le colonialisme et le racisme pendant 70 ans, l'auteur du "Cahier d'un retour au pays natal" a consacré sa vie à la littérature et à la politique. Il avait notamment été en 1946 le rapporteur de la loi sur la départementalisation des territoires de Martinique, Guyane, Guadeloupe et de La Réunion. Il avait fondé le Parti Progressiste Martiniquais (PPM) en 1958, après sa rupture avec le PCF.

Et pour faire aussi hommage au grand poète qu'il était :


LA ROUE

La roue est la plus belle découverte de l'homme et la seule
il y a le soleil qui tourne
il y a la terre qui tourne
il y a ton visage qui tourne sur l'essieu de ton cou quand
tu pleures
mais vous minutes n 'enroulerez-vous pas sur la bobine à
vivre le sang lapé
l'art de souffrir aiguisé comme des moignons d'arbre par les
couteaux de l'hiver
la biche saoule de ne pas boire
qui me pose sur la margelle inattendue ton
visage de goélette démâtée
ton visage
comme un village endormi au fond d'un lac
et qui renaît au jour de l'herbe et de l'année
germe

Aimé Césaire (1913 )

par Lili publié dans : Poésies & lectures communauté : Arts
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Commentaires

Un grand homme s'est éteint.
commentaire n° : 1 posté par : monbricabrac (site web) le: 18/04/2008 09:06:40

très grand !


réponse de : Lili (site web) le: 18/04/2008 09:49:57
J'ose espérer que non, la négritude ne s'est pas éteinte...
commentaire n° : 2 posté par : MamanCélib (site web) le: 18/04/2008 11:30:47

tout comme toi...


réponse de : Lili (site web) le: 21/04/2008 09:16:04
 
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