J'aime Prévert...Alors pour le plaisir, et parce que j'ai du mal à avancer dans ma lecture de Kennedy et peut être
aussi parce que ce recueil là sera le premier que je lirai aux enfants malades...je me suis replongée dans Contes pour enfants pas sages de Jacques Prévert...
Ce monde surprenant où se cottoient les personnages les plus invraissemblables : ainsi nous pouvons faire la connaissance de l'autruche qui converse avec notre Petit Poucet, un
dromadaire boudeur...
Ces contes sont emplis d'humour mordant et tendre...
Les illustrations d'Elsa Henriquez sont magiques et collent bien à l'imaginaire de Prévert.
La plus belle
phrase
Celui-là c'est l'éléphant de mer, mais il n'en sait rien. L'éléphant de mer ou l'escargot de Bourgogne, ça n'a pas de sens pour lui, il se moque de ces choses-là,
il ne tient pas 'à être quelqu'un'.
La phrase à
retenir
Il y avait une fois des girafes Il y avait beaucoup de girafes. Bientôt il n'y en aura plus C' est monsieur l'homme qui les tue...
Allez grands et petits! à vos livres !
Et si la négritude était morte avec le grand Aimé Césaire...
je tenais juste à rendre hommage à ce grand poète, mais aussi politicien au grand coeur. Avec lui un combat est né, un espoir symbolique pour les peuples opprimés .
Figure emblématique des Antilles françaises, et objet d'un véritable culte en Martinique, Aimé Césaire avait
été confronté très jeune à la misère de la population rurale d'une île profondément marquée par deux siècles d'esclavage, qui avait alors le statut de colonie.
Etudiant à Paris dans les années 1930, il avait forgé avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais
Léon-Gontran Damas, le concept de la "Négritude", la conscience de l'identité noire, la "fierté d'être nègre" et de revendiquer ses origines africaines.
La "négritude" avait rapidement débordé le cadre des seuls intellectuels français pour se répandre dans les pays
colonisés, en Afrique, dans les Caraïbes, et au delà chez les militants noirs américains en lutte pour les droits civiques. Son message avait dès lors pris un caractère universel, notamment après
la publication de son "Discours sur le colonialisme" (1950), cri de révolte contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité".
De tous les combats contre le colonialisme et le racisme pendant 70 ans, l'auteur du "Cahier d'un retour au pays
natal" a consacré sa vie à la littérature et à la politique. Il avait notamment été en 1946 le rapporteur de la loi sur la départementalisation des territoires de Martinique, Guyane, Guadeloupe
et de La Réunion. Il avait fondé le Parti Progressiste Martiniquais (PPM) en 1958, après sa rupture avec le PCF.
Et pour faire aussi hommage au grand poète qu'il était :
LA ROUE
La roue est la plus belle découverte de l'homme et la seule
il y a le soleil qui tourne
il y a la terre qui tourne
il y a ton visage qui tourne sur l'essieu de ton cou quand
tu pleures
mais vous minutes n 'enroulerez-vous pas sur la bobine à
vivre le sang lapé
l'art de souffrir aiguisé comme des moignons d'arbre par les
couteaux de l'hiver
la biche saoule de ne pas boire
qui me pose sur la margelle inattendue ton
visage de goélette démâtée
ton visage
comme un village endormi au fond d'un lac
et qui renaît au jour de l'herbe et de l'année
germe
Aimé Césaire (1913 )
Il y a toujours des premières fois hein, des premières fois qui nous font dire que :
1- on est jamais trop vieux ( ou trop jeune d'ailleurs )
2- il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ( menfin j'ai pas encore changé d'avis hein....)
Donc voilà aujourd'hui même, 15 avril 2008 à l'aube de mes 30 ans, je viens de m'offrir ma première BD !!!
non vous ne rêvez pas, je suis une consommatrice hors pair de littérature mais alors les BDs j'avoue que ce n'est pas ma tasse de thé...je m'y suis bien essayé étant plus jeune en piquant les
tintins et mafalda de mon ti frère mais non ....je n'ai jamais accroché.
Je ne vais pas me faire que des amis en disant cela mais allez tant pis j'assume ; je trouve que la bande dessinée est un affront à la littérature...
Bref...Whynot, a failli m'assassiner après ces dires et m'a ordonné de lire LE COMBAT ORDINAIRE de Larcenet: oui oui vous ne rêvez pas ORDONNER j'ai dis !
alors en grande ( bon le grande est relatif hein Whynot !) curieuse que je suis je me suis dit "après tout why not ?"
Alors je vous avoue que c'est vraiment la curiosité qui me pousse à cette lecture ! et puis j'ai survécu à la lecture de Beigbeder ( et j'y ai même pris du plaisir !) alors je peux survivre au
Combat ordinaire non ?
Allez dès ce soir j'attaque !
Les mains
je suis très sensible aux mains, enfin aux belles mains...
Les premières mains à m'avoir marquée sont indéniablement celles de mon grand père...je ne me souviens que peu des
mains pourtant aimantes de ma maman...
Les mains de mon grand père étaient tout le reflet de son âme : grandes, fines, douces, calmes, gracieuses et protectrices.
Les mains de mon père ont été sévères, travailleuses, directives...elles m'ont marquées aussi.
Les mains de ma fille sont dodues, maladroites, créatives, aimantes...
Ce que je regarde en premier lieu chez un homme ? (après ses fe**es' nan je déconne !) ce sont ses mains...
les mains c'est comme les yeux, elles révèlent beaucoup de la personnalité d'une personne...des mains aux ongles rongés, je n'aime pas, des mains sèches je n'aime pas, des mains sales non plus.
Des mains soignées, des mains douces, des mains bien blanches comme préservées j'aime.
Les mains, elles dansent aussi...les gestes que l'on fait avec ses mains c'est assez révélateur, des mains qui dansent, des mains qui flottent, des mains légères, des mains enjouées j'aime
beaucoup...les mains tremblantes, les mains autoritaires j'aime pas...
Et il y a aussi le mains tendues, les mains d'un ami, d'un amour, d'un proche qui nous aide, nous guide, nous accompagne, elles sont belles aussi ces mains là
...et pour finir ce joli poème de Aragon sur les mains de sa bien aimée :
Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé
Lorsque je les prends à mon pauvre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes main à moi
Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tresailli
Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots
Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu
Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.
Extrait du "Fou d'Elsa",